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Le Café Social, créé par l'association Ayyem Zamen,

        accompagne les migrants âgés depuis janvier 2003.  

 

Café Social Belleville, depuis le 17 janvier 2003

accueille son public du lundi au vendredi

7 rue de Pali-Kao 75020 Paris     > plan et horaires

Café Social Dejean, depuis le 1er avril 2008

accueille son public du lundi au vendredi

1 rue Dejean 75018 Paris       > plan et horaires


   Retrouvez ci-après nos actualités…

lun.

20

juil.

2015

Le Café Social chausse ses tongs



C'est donc bientôt les vacances pour toute l'équipe du Café Social. Les deux cafés ferment le 27 juillet, pendant 3 semaines. Ils accueillent leur public à nouveau à partir du lundi 17 août.

Mais nous ne partons pas sur la pointe des pieds : avant la fermeture estivale, un grand barbecue est organisé au jardin des Murs à Pêches, à Montreuil, avec celles et ceux qui ne sont pas encore partis et qui ne partent pas.

Nous vous souhaitons un bel été et des vacances reposantes.

 

mar.

30

juin

2015

Non, non et non ! Les vieux migrants ne sont pas des fraudeurs.

Une belle victoire. La Cour de Cassation vient de reconnaître ce que de nombreuses associations s'échinent à affirmer : les vieux migrants qui touchent l'ASPA ne sont pas des fraudeurs. Ils sont de bonne foi, et pour cause : les bénéficiaires de cette allocation de solidarité ne sont pas toujours correctement  informés d'une clause essentielle, notamment  la condition de résidence de 6 mois et un jour sur le territoire national. Au regard des conditions de vie et surtout de logement, on peut comprendre que parmi ces vieux migrants, certains partent au pays pour séjourner dans la famille, retrouver l'affection des leurs. Quoi de plus normal ?

Certains événements comme la maladie du conjoint, le mariage d'un enfant ou le décès d'un proche ont des conséquences sur le prolongement du séjour au pays et il serait inconvenant de se soustraire à des obligations de solidarité vis-à-vis des siens.

Nous avons été nombreux à dénoncer la brutalité des contrôles qui ciblent en particulier les vieux migrants dans les foyers et le harcèlement dont ils sont l'objet par une administration maltraitante et autiste (cf article paru dans Le Monde.fr). La mission d'information parlementaire sur les immigrés âgés a fait naître des espoirs quant à l'amélioration du sort de ces vieux migrants. Nous sommes, hélas, nombreux à exprimer notre déception du résultat. L'amélioration tant espérée peut encore attendre. Les vieux migrants ont, comme on le sait, une espérance de vie importante. Ils sont à nouveau rangés dans la case de l'oubli.

Heureusement, il y a cette bonne nouvelle, une décision  de justice rendue au nom du Peuple Français, qui donne raison à un combat mené depuis quelque années par des collectifs et de nombreuses associations mobilisés pour la défense des vieux migrants, de leurs droits sociaux et de leur dignité.

Ayyem Zamen s'associe pleinement à l'initiative du collectif Justice et dignité pour les Chibani-a-s et signe le communiqué de presse qui est largement diffusé.

lun.

15

juin

2015

Les Thénardier : chronique des Domiciles Partagés

 

Désormais, Les Thénardier que nous ne serons jamais tiendront une chronique régulière  pour donner des nouvelles des personnes relogées dans les Domiciles Partagés et parler de cette nouvelle action.

Inauguration officielle du dispositif jeudi 4 décembre en présence de Madame Laurence Rossignol, Secrétaire d'État en charge de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie, de Monsieur Madec, président de Conseill d'administration de Paris Habitat, de Monsieur Dombrine directeur général de Paris Habitat, de Madame Colombe Brosset, adjointe à la maire de Paris en charge de l'intégration.

Visite guidée en présence des colocataires du 66 rue des Couronnes par Ludovic Jonard d'Architecture et Développement qui a supervisé et suivi les travaux de rénovation et d'aménagement.

Le même jour, Le Parisien consacrait dans ses colonnes un article pour parler des Domiciles Partagés. France Inter diffusait, fin décembre, un reportage d'Édouard Zambeaux sur les colocataires de la rue de la Mare.

 

Quel bilan pourrions-nous faire de ces premiers mois de colocation ?

 

Tout d'abord, les personnes relogées dans des grands appartements expriment un sentiment de soulagement. Elles sont installées confortablement et se sentent enfin chez elles. Elles tournent la page de l'habitat indigne. Elles acquittent un loyer mensuel de moins de 260 €. Ce montant ne met pas en péril un budget dont une partie est envoyée à la famille au pays. Le courrier arrive désormais à la bonne adresse. Le voisinage, prévenu de leur arrivée, est bienveillant et aimable à leur égard. Une aide-ménagère fait le tour des 4 appartements pour un nettoyage complet. Une accompagnatrice sociale rend régulièrement visite aux colocataires pour assurer une présence et aider aux démarches administratives et quotidiennes.

Tout va bien, alors ?

Loin de nous l'angélisme qui consiste à ne surtout pas parler des difficultés. Car il y a des difficultés. Et nous sommes aussi là pour les résoudre.

Nous le savons, charbonnier est maître chez lui : le souhait de tout vieux migrant confronté à un problème de logement est d'avoir sa clé dans la poche et de pouvoir être entièrement libre de ses mouvements, d'aller et de venir où bon lui semble. Autant parler d'une liberté inaliénable pour ces vieux migrants, probablement la seule liberté qui leur reste. Être avec les autres n'est pas aussi facile qu'on le pense. Surtout, quand il s'agit de personnes qui ont vécu longtemps isolés et solitaires. Vivre avec d'autres, au regard de règles communes à respecter, c'est d'abord une contrainte qui pousse à se préserver les premiers temps, quitte à se replier sur soi. Notre rôle est bien entendu de faire en sorte que tout se passe bien pour tout le monde et d'aider chacun à s'adapter à cette nouvelle formule. Cela commence par faire le premier pas vers les autres colocataires qui ne sont pas forcément du même pays (nous avons tenu à assurer une mixité totale dans les appartements, et nous comptons même une femme parmi les colocataires). La présence quasi quotidienne des professionnels mobilisés pour l'action est rassurante et permet un contact direct et permanent avec l'ensemble des colocataires. Dans le cas où des difficultés se poseraient, la recherche d'une solution suit immédiatement, évitant la situation de pourrissement.

Les colocataires ont été invitées à élaborer des règles de vie que chacun se doit de respecter. Ces règles de vie sont annexées au bail de location.

Chaque colocataire a été aidé à s'intégrer dans le logement, notamment à maîtriser le fonctionnement des équipements et de l'électroménager (machine à laver, cuisine, télévision, internet…). Intégration dans l'immeuble et dans le quartier : refaire le "carnet d'adresse" et signaler le changement de domicile, etc.

La difficulté essentielle a été de lutter contre les habitudes acquises dans les meublés et les foyers : continuer d'utiliser les bains douches, les laveries automatiques, de manger froid 

alors que les logements sont équipés pour cuisiner, laver son linge, se laver…

Habitudes heureusement vite abandonnées : le sentiment d'être chez soi redonne le plaisir de cuisiner et de manger chaud, de faire la sieste, de se détendre devant la télévision.

Cela ressemble en fait à une période de convalescence : le temps nécessaire pour se retaper, de retrouver confiance en soi et de renouer avec le plaisir de vivre… avec les autres.

Très certainement, ce que nous retiendrons de ces premiers mois de l'action, c'est la fierté exprimée et partagée par tous les locataires d'emprunter la même entrée de l'immeuble que les écoliers de retour de l'école, que les ménagères qui sortent pour les courses : cela redonne le sentiment d'avoir enfin une position sociale plus valorisée et d'exister aux yeux des autres.

Nous reviendrons plus tard, à travers cette chronique, pour parler de cette expérience.

mar.

04

nov.

2014

Vacances répit : retenir encore l'été

Retenir encore l'été, en octobre

chaque année, le Café Social organise à l'attention des vieux migrants un séjour répit. Autant dire de vraies vacances pour celles et ceux qui n'en prennent presque jamais. 
Ces séjours se déroulent dans tous les coins de France : Le Var, la Bretagne, le Pays Basque, la Corse… Voire à l'étranger.


Cette année, du 12 au 22 octobre, la destination c'est la Tunisie, à Monastir, village de vacances géré par le groupe Pro Btp.
Voyage en avion pour un groupe de 22 personnes accompagnées par des salariés de l'association. Séjour dans un cadre féérique : jardins en fleurs, mer bleue, plage de sable fin, restauration de qualité, animations, activités physiques et des loisirs.


Plus besoin de se soucier des horaires de bains-douches, de la gamelle. Une courte accalmie pour renouer alors avec le confort, le plaisir et l'insouciance.
Les petits bobos de la vie ? Oubliés. Les médicaments ? Plus besoin (pour un temps, tout de même). C'est dire les bienfaits que ces séjours procurent auprès de personnes dont les revenus ne leur permettent pas d'être des vacanciers ne serait-ce que pour quelques jours.


L'année prochaine ? Peut-être bien la montagne, et qui sait, la neige ?

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jeu.

29

mai

2014

Domiciles Partagés

 

 

 

 

Ayyem Zamen n'avait pas jusqu'ici l'ambition de devenir… logeur.

 

 

 

 

Ou alors pour un temps seulement, le temps de l'expérimentation et la démonstration que la formule de colocation est attrayante, porteuse de valeurs de solidarité et de partage, et qu'elle  pourrait aussi être envisagée comme une solution pour reloger dans des conditions meilleures des vieux migrants pressés de tourner la page de l'habitat indigne...

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ven.

09

mai

2014

Écrits tardifs

 

 

Le Café Social Belleville et le Café Social Dejean se sont lancés dans une nouvelle aventure, en partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France (qui bénéficie d'un financement FEI) et les Ateliers Elisabeth Bing.

 

Des groupes de vieux migrants ont été rassemblés pour… écrire.

 

Inviter ces vieux migrants à parler de leurs parcours migratoires, réveiller les mémoires, revisiter des souvenirs

et surtout leur permettre de laisser des traces : tels sont les objectifs de ces ateliers d'écriture.

 

 

J’écris pour agir, disait Voltaire.         (Cliquer pour Lire la suite...)

 

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sam.

19

avril

2014

Miloud est décédé : inventaire après la mort

 

 

 

 

Miloud, bien connu et familier des adhérents du Café Social Belleville est décédé le 25 février. Sa disparition nous bouleverse.

 

Inventaire et retour sur la vie de cet homme parti tout seul, un jour triste d'hiver. Il avait 78 ans.

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